Nous avons tous un impact sur le climat par nos activités quotidiennes. Se déplacer, produire, se nourrir, s’éclairer, toutes ces actions émettent des gaz à effet de serre responsables en grande partie du dérèglement climatique. Pour accompagner la transition vers une mobilité durable, la ville de Paris a adopté en mars 2018 un nouveau Plan Climat Air Énergie pour réduire la pollution et protéger la santé des citoyens. L’objectif de ce plan est de faire de Paris une ville neutre en carbone en 2050.

Mobilité durable les joyeux recycleurs 2

Etat des lieux du marché de la mobilité

Les moteurs diesel sont dans le viseur

Le futur des véhicules diesel et essence est remis en question, les transports étant une des principales sources de pollution atmosphérique (selon le GIEC, 13% des émissions annuelles de CO2 dans le monde sont dues aux transports). Le plan fixe la fin des moteurs diesel en 2024 et à essence en 2030. En priorité la ville de Paris en 2024, les grandes villes à l’horizon 2030 puis les territoires ruraux.

Malgré le succès encore indéniable du diesel, il tend à disparaître, on parle de “diesel bashing”. Depuis janvier 2017, Paris a mis en place la première Zone à Circulation Restreinte (ZCR) qui vise à limiter l’accès à Paris intramuros aux véhicules polluants grâce aux fameuses vignettes Crit’Air qui indiquent le niveau de pollution des véhicules. Toutes les voitures immatriculées avant 2006 (vignette Crit’Air 3) sont d’ores et déjà interdites dans la capitale entre 8h et 20h en semaine et dans certaines communes proches de l’A86 (Créteil, Boulogne-Billancourt, Montreuil, Montrouge, St-Denis, etc.). Les villes de Grenoble et Strasbourg suivent de près Paris en interdisant le diesel dès 2025.

Bien sûr, ces règles ne vont pas sans le développement d’alternatives ou la mise en place d’aides financières pour soutenir les français à acheter des véhicules “propres”.

Les alternatives aux véhicules polluants : véhicules électriques, autopartage, vélo…

La première alternative est sans doute le recours aux véhicules électriques et GNV (Gaz Naturel de Ville). Les publicités et campagnes pour promouvoir la voiture électrique se font de plus en plus nombreuses et attirent notre attention. Alléchantes mais pas toujours économiques, surtout si l’usage n’est pas quotidien.

L’autopartage comme la location en libre-service restent des solutions économiques et pratiques évitant d’investir dans une voiture ou un scooter. Depuis mai 2019, Mobilib’, le nouveau service d’autopartage officiel de la ville de Paris est principalement géré par Ubeeqo, filiale d’Europcar qui détient 850 places. Les 360 emplacements restants sont partagés entre trois sociétés : Ada, Communauto et Getaround. Quant aux scooters, c’est Cityscoot qui remporte la médaille : c’est le premier service de location de scooter électrique en libre-service disponible à Paris, Nice, Milan et Barcelone.

Le développement massif des pistes cyclables à Paris se poursuit. De nombreux aménagements sont prévus pour faire progresser l’usage du vélo. Le réseau de la capitale compte désormais 1000 km de pistes cyclables, sans parler des voies provisoires créées fin 2020 : 50 km dans Paris et 100 km supplémentaires dans les départements de la petite couronne.

Le recours au vélo permet aussi de soutenir l’emploi local : vente et réparation de vélos, innovation dans les vélomobiles, vélo-taxi, vélos-cargo ou encore vélos en fibre de carbone.

Les Joyeux recycleurs concernés par la mobilité durable

La flotte des Joyeux recycleurs

Nous fêtons cette année l’acquisition de notre 4e camion roulant au GNV. Le transfert progressif de l’ensemble de notre flotte vers le GNV nous permettra d’atteindre le plan 2024 fixé par la ville de Paris.

En attendant, il nous paraissait évident de compenser une partie de ces émissions de gaz à effet de serre. Chaque année, nous achetons des crédits carbone à la Fondation GoodPlanet (1 crédit carbone = 1 tonne de CO2) qui lui permette de soutenir des actions terrain environnementales et sociales : projets d’accès à l’énergie, de valorisation d’ordures ménagères ou encore de reforestation.

Une organisation intelligente des collectes

Dès la création de l’entreprise, nous avons pensé l’organisation des tournées en optimisant un maximum les déplacements, réduisant ainsi nos émissions de gaz à effet de serre et nos coûts de carburant.

Nos tournées sont organisées par secteur, chaque équipe de chauffeurs-collecteurs visite en moyenne 20 clients par jour, autour d’un même quartier ou d’un même arrondissement. Peu de rotations, peu de kilomètres parcourus et des équipes moins fatiguées !

Enfin, nous travaillons avec les usines de fabrication et de recyclage les plus proches possibles. La quasi-totalité des déchets que nous collectons sont recyclés en France, seules les capsules de café sont acheminées aux Pays-Bas afin d’être recyclées dans la seule usine existante habilitée pour ce type de déchet.

Accompagner les salariés vers la mobilité douce

Métro, bus, vélo, en France, l’employeur doit participer aux coûts des abonnements de transport des salariés à hauteur de 50%. Afin d’encourager nos collaborateurs à se déplacer en vélo, nous avons décidé d’aller au-delà de l’engagement minimum : l’abonnement Vélib est ainsi intégralement remboursé et pour les salariés qui ont un vélo personnel, l’entreprise finance son achat initial et les coûts d’entretien et de réparation qui en découlent.

Il ne reste plus qu’un pas pour adopter une mobilité douce, alors pourquoi pas vous ?

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