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Green is cool ! Soyez écolo jusque dans votre dernière demeure

Novembre 2013

Même notre dernier voyage, après notre mort, peut être agrémenté de "recyclage", et plus généralement de prestations à caractère écologique. Les pays nordiques et anglo-saxons rivalisent d’innovations pour mettre en place des funérailles respectueuses de l’environnement.

En France, le dernier voyage n’est pas le moins polluant. Qu’il s’agisse d’inhumation ou de crémation, le bilan carbone de nos obsèques peut s’avérer très élevé. Près de 70% des obsèques dans l'Hexagone sont des inhumations. Or, avec l’utilisation systématique des produits de conservation - qui polluent les nappes phréatiques -, la décomposition des corps et surtout le coûteux acheminement du marbre destiné à la pierre tombale, le bilan carbone d’un enterrement s’élève à plus d’une tonne de CO2. Ce qui fait des inhumations les funérailles les plus néfastes pour l’environnement. A titre de comparaison, chaque humain en vie dépense, en moyenne mondiale, sept tonnes de CO2 par an.

Conservateurs, les Français n’ont pas encore le réflexe écolo quand il s’agit de dire adieu à leurs proches. Toutefois, selon le sondage réalisé en 2009 par TNS Sofres, ils assurent s’en préoccuper: 70% des sondés déclarent prendre en compte le respect de l’environnement dans la préparation de leurs obsèques.

Prêts à tirer profit de cette nouvelle préoccupation, certaines entreprises de pompes funèbres proposent des cercueils en carton. Et des "packagings écolos", avec notamment le recours aux tissus biodégradables pour le garnissage du cercueil. "Une opération marketing" dénonce Michel Kawnik, président de l’association française d’information funéraire (Afif) : "on remarque que les funérailles dites écolos sont facturées 20 à 30% plus cher". Etonnant quand on sait qu’un cercueil en carton coûte "entre 100 et 600 euros, contre 800 à 3000 euros pour un cercueil en bois massif".

Moins polluante, la crémation reste tout de même problématique. En France, elle concerne plus de 30% des obsèques et ne dégage que 0,18 tonne de CO2. Mais l’Afif pointe du doigt un problème : le rejet de métaux lourds dans l’atmosphère, comme le mercure, dont la toxicité n’est plus à prouver. Les fours crématoires sont accusés de faire partie des grands responsables des émanations de mercure. Sans obligation légale pour les crématoriums de filtrer les fumées issues de la crémation avant 2018, ces derniers ne sont généralement pas équipés.

Par ailleurs, pas question d’utiliser un cercueil en carton dans un four crématoire. "Le bois sert de combustible pour la crémation, avancent les pompes funèbres, alors que le carton nécessite l’injection de gaz", ce qui provoque jusqu’à 60% de rejet de dioxyde de carbone en plus.

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