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La joyeuse (et longue) histoire du papier

Décembre 2015

Les joyeux recycleurs vous emmènent aujourd’hui à la découverte de la grande aventure du papier.

Et ça commence fort, le premier « papier » était en effet… de la pierre ! Eh oui, le premier support d’écriture était constitué de pierres et de murs sur lesquels les hommes gravaient des dessins. Les Egyptiens ont ensuite inventé le papyrus, créé à partir d’un roseau des marécages du Nil. Le papyrus a peu à peu été remplacé par le parchemin, fabriqué à base de peau de veau et de chèvre. L’avantage du parchemin était sa résistance par rapport à la finesse du papyrus. De plus, il était possible d’écrire sur les deux faces de la feuille et les feuillets pouvaient être assemblés en cahiers puis en « codex », l’ancêtre du livre.

S’il est difficile d’avoir des certitudes sur la création du papier, la légende dit qu’il a été créé en Chine en 105. Un haut fonctionnaire de la Cour Impériale, Cai Lun, décida de remplacer les supports d’écriture traditionnels comme le bambou et la soie par un mélange de fibres de bambou, d’écorce de murier, de lin, de chanvre et de chiffons. Tous ces matériaux étaient pilés dans un mortier et immergés dans l’eau jusqu’au défibrement de la masse et l’obtention d’une pâte à papier homogène. Celle-ci était alors versée et étalée dans un moule d’où l’eau s’écoulait, retenant uniquement les fibres.

Il faut attendre le VIIIème siècle pour que le papier apparaisse en Europe. C’est en Andalousie que l’on retrouve les premiers moulins à papier d’Europe. En France, les premiers documents d’archive écrits sur papier ont été datés du XIIIème siècle.

En 1445 l’invention de l’imprimerie accélère le développement de l’industrie papetière. Le papier est fabriqué à la main et les feuilles produites une à une, ce qui limite la quantité de feuilles fabriquées.

A la fin du XVIIIème siècle est créée la première machine à papier, permettant de fabriquer 80 feuilles par jour, chacune d’une longueur de 6 mètres.

Au XIXème siècle, les chiffons sont peu à peu remplacés par le bois. La cellulose, présente dans les cellules végétales, contient une substance blanche et fibreuse qui s’apparente chimiquement au coton des chiffons et l’abondance et le bas coût du bois en font le matériau idéal pour envisager une production de masse.

Tout cela n’est évidemment qu’un début par rapport à la fabrication actuelle. Les machines industrielles sont aujourd’hui en capacité de produire plusieurs milliers de mètres à la minute, et 100 tonnes de papier en bobine par jour. La bonne nouvelle c’est qu’elles intègrent une proportion de plus en plus importante de papiers recyclés. Ceux-ci sont issus de la récupération et du recyclage des papiers en entreprise, dans les industries ou chez les particuliers, et permettent d’intégrer une proportion plus réduite de fibres végétales et ainsi de préserver les forêts.

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